Vue à Iguazu

Perrine Cantin

Trésorière de l'association

Nom: Perrine CANTIN dite Pépé sur place

Dates sur place: du 30juin au 30 septembre 2003

Motivation initiale: initialement, j’avais très envie de découvrir l’Amérique Latine. Je ne voulais pas le faire en simple touriste mais à travers une mission me permettant d’aller réellement à la rencontre des gens. A son retour du Brésil, Edwige m’a proposée de partir à mon tour, afin de monter une comédie musicale.

Projets théorique et pratique : A la base, le projet était de monter une comédie musicale que nous venions de créer à partir du conte « Peter Pan ». A l’arrivée, après avoir passé 15 jours à remplacer un des professeurs, le projet a largement évolué. Au vue du peu d’estime que les enfants avaient pour eux-mêmes, en tant que bahianais, au vue du manque de notions de géographie et d’histoire, nous avons décidé de réécrire le projet en y incorporant tout ce qui fait la richesse de la culture locale : la samba, la capoiera, les percussions, l’histoire des esclaves… Au bout du compte, ce n’était plus du tout une comédie musicale comme on peut l’entendre à la base, c’était un vrai melting pot de ce qu’on pouvait faire et l’essentiel, après tout, ce n’était pas que les enfants et adultes, avec ou sans handicap, fassent ensemble un spectacle magnifique, très bien ficelé mais bien qu’ils fassent ensemble, un spectacle.

Les galères, bonnes surprises et anecdotes : Les galères, c’était surtout l’organisation des répéts. La particularité du coin, c’est de faire preuve d’un enthousiasme débordant et de ne pointer le bout de son nez qu’une fois toutes les 36 du mois en répèt. Je pense que sur 3 mois, il n’y a jamais eu une seule répétition avec tout le monde. Les galères aussi, ce sont les remises en question face à un projet qui peut paraître futile au vue de la situation sur place : pourquoi monter un spectacle alors que des besoins cruels se font sentir en termes d’alphabétisation, de nourriture quotidienne, d’hygiène…

Les bonnes surprises, c’est le fameux « miracle brésilien ». C’est le foutoir, on ne sait pas comment on va s’en sortir et quand le jour J arrive, tout se déroule incroyablement bien. Et puis c’est d’abord et surtout la satisfaction d’avoir finalement fait quelque chose d’important car, donner une échéance de 3 mois à des personnes vivant au jour le jour, les rendre fiers d’eux-mêmes et de ce qu’ils sont.

Joignable par p.cantin @ laposte.net (copier le lien et enlever les espaces pour lui écrire)